Une taraudeuse pneumatique se choisit avec le taraud et la pièce ; son compresseur se choisit avec une consommation correctement qualifiée. Deux machines affichant la même vitesse peuvent avoir des besoins très différents : Atlas Copco publie 7,5 L/s à vide pour la LGB34 H007, contre 16,5 L/s pour la LGB36 H007Q, soit respectivement 450 et 990 L/min. Ce sont des données constructeur, pas des mesures CompatAir. Fiche officielle LGB34 H007 ; fiche officielle LGB36 H007Q.
Pour un atelier qui hésite entre ces références, le premier achat utile est donc une alimentation dimensionnée pour le modèle exact. Le seul diamètre du taraud ne permet pas de déduire le débit d’air.
LGB34 H007 et LGB36 H007Q : les valeurs à comparer
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| Donnée publiée | LGB34 H007 | LGB36 H007Q |
|---|---|---|
| Référence | 8421 0311 66 | 8421 0411 00 |
| Consommation à vide | 7,5 L/s, soit 450 L/min | 16,5 L/s, soit 990 L/min |
| Vitesse à vide avant / arrière | 700 / 1 400 tr/min | 700 / 1 400 tr/min |
| Capacité de taraudage annoncée | 10 mm | 12 mm |
| Flexible recommandé | 10 mm | 10 mm |
| Pression maximale publiée | 7 bar | 7 bar |
Ces chiffres proviennent des deux fiches ci-dessus. La capacité annoncée n’est pas une promesse de taraudage dans n’importe quel matériau, à n’importe quelle profondeur ou avec tout type de taraud. Demandez la validation du couple pièce, taraud et machine pour votre opération.
Pourquoi retenir 6,3 bar et ne pas régler systématiquement à 7 bar ?
Le catalogue technique Atlas Copco, page PDF 3, donne 6,3 bar comme pression de référence des performances, sauf indication différente. Son tableau des taraudeuses, page PDF 263, permet de recouper les consommations. Les 7 bar des fiches produit sont une limite maximale ; ils ne constituent pas le point de comparaison à substituer aux données du catalogue.
Dans le devis compresseur, demandez un débit restitué FAD documenté à la pression de service. Un débit aspiré, un nombre de chevaux ou le volume de cuve ne remplacent pas cette information. Si seules des performances à une autre pression sont disponibles, conservez cette limite visible : une courbe absente ne se reconstitue pas par intuition.
450 L/min à vide ne signifie pas 450 L/min pendant toute la journée
La mention « à vide » décrit l’état de l’outil pendant la mesure. Elle ne signifie ni compresseur déchargé, ni consommation moyenne d’une journée. Une séquence comprend l’approche, le taraudage, le retrait et la manutention. La fiche ne publie pas le débit de chacune de ces phases.
Notre conseil de préparation : chronométrez les séquences représentatives sans utiliser le seul temps de coupe comme temps d’air. Conservez séparément le débit constructeur, la pression au poste et le nombre de secondes de fonctionnement observé. Ne transformez pas une vitesse arrière deux fois plus élevée en une consommation arrière deux fois plus importante : les sources ne donnent pas cette relation.
Exemple de sensibilité, pas mesure d’une LGB34 : si l’on suppose 450 L/min pendant 12 secondes d’un cycle de 60 secondes, le volume calculé vaut 450 × 12 / 60 = 90 litres par cycle. Cela donne une moyenne théorique de 90 L/min pour cette cadence. L’alimentation doit néanmoins supporter la demande pendant les 12 secondes actives. Cet exemple n’affirme pas que le moteur consomme réellement 450 L/min pendant le taraudage.
Un compresseur de 50 ou 100 litres suffit-il ?
Le volume de cuve, seul, ne permet pas de répondre. Pour un fonctionnement soutenu, comparez les 450 ou 990 L/min publiés au FAD disponible, puis examinez le service admissible du compresseur et les autres postes. Pour une utilisation intermittente, il faut aussi connaître la récupération entre séquences et la pression minimale réellement maintenue à l’outil.
Avec la marge indicative CompatAir de 25 %, les seuils de présélection deviennent 450 × 1,25 = 562,5 L/min et 990 × 1,25 = 1 237,5 L/min. Cette marge est une convention de notre moteur ; Atlas Copco ne la prescrit pas dans les fiches citées. Elle ne remplace pas une mesure de pertes dans le réseau.
Réception du poste : séparer air, porte-taraud et opération
Avant de comparer deux devis, renseignez ce tableau de réception proposé par CompatAir :
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| À vérifier | Preuve attendue | Décision si elle manque |
|---|---|---|
| Référence exacte et porte-taraud | Notice et nomenclature de la machine livrée | Faire préciser la configuration |
| Taraud, matière, trou borgne ou débouchant | Gamme d’usinage validée | Ne pas déduire l’aptitude de la seule capacité en mm |
| Pression en fonctionnement | Relevé au raccord de l’outil pendant le cycle | Diagnostiquer l’alimentation |
| Consommation et simultanéité | Fiche source et observation du poste | Garder l’hypothèse explicite |
| Qualité du filetage | Critère de contrôle de la pièce | Ne pas confondre rotation et opération réussie |
Une dérive de résultat doit être analysée sur ces axes avant de changer le compresseur. La méthode de diagnostic des chutes de pression aide à isoler l’alimentation ; elle ne remplace pas le diagnostic d’usinage.
Pour travailler avec des valeurs traçables, ouvrez la fiche LGB34 H007, la fiche LGB36 H007Q et le calculateur réglé sur la LGB34. Pour ajouter une perceuse sur le même réseau, poursuivez avec le guide des postes simultanés.
Sources et périmètre
Données et documents consultés le 26 septembre 2026. Ce guide repose sur une analyse documentaire ; CompatAir n’a pas réalisé d’essai physique de ces équipements. Les exemples de calcul sont identifiés comme tels.