Version publique de la méthode : 2026.07 · version du moteur de calcul : 1.4.4. Ces identifiants sont conservés dans les réponses machine afin qu’un résultat puisse être rattaché aux règles qui l’ont produit.
Le besoin publié de l’outil et le débit restitué documenté à une pression comparable.
Une caractéristique absente reste à documenter pour la référence exacte.
La pression disponible au poste doit être mesurée en utilisation.
CompatAir part du besoin publié pour l’outil, puis le compare au débit réellement disponible du compresseur. Le moteur utilise un point FAD à la même pression d’utilisation, une interpolation encadrée ou, pour un besoin inférieur au premier point publié, ce point comme borne conservatrice. Le débit aspiré, souvent mis en avant dans les fiches commerciales, n’est pas utilisé à sa place.
Qui produit et relit l’information
Les mêmes données produisent toujours le même résultat. La méthode est maintenue par l’éditeur identifié dans les mentions légales et le résultat n’est pas confié à une intelligence artificielle. Les guides affichent leurs sources, leurs dates et leur niveau de relecture. À ce jour, aucune validation professionnelle externe n’est revendiquée.
Une source primaire est émise par le fabricant ou portée par sa notice. Une corroboration indépendante est une mesure documentée par un tiers distinct du fabricant et du vendeur. Une fiche marchande reste une source secondaire : elle peut documenter un identifiant ou signaler un conflit, mais elle n’est jamais comptée comme corroboration indépendante. La couverture champ par champ et le SLA de fraîcheur par type de donnée publient ces distinctions.
Méthode éditoriale
- identifier le modèle exact grâce à sa marque, son nom, sa référence fabricant ou son code-barres ;
- préférer la notice ou la fiche constructeur et conserver son adresse ainsi que la date de consultation ;
- relier chaque donnée importante au document qui la confirme ;
- séparer la valeur publiée par le fabricant, la conversion exacte et le choix de l’utilisateur ;
- signaler les contradictions, les absences et les limites sans compléter silencieusement la donnée ;
- tester toute correction susceptible de changer un résultat.
Ce que nous calculons
- l’interpolation linéaire entre deux débits restitués publiés lorsque la pression de travail se situe entre leurs points de mesure ;
- l’utilisation du premier point FAD publié comme borne conservatrice lorsque sa pression est supérieure au besoin : la valeur et sa pression d’origine restent visibles, sans créer de point fictif à la pression de l’outil. Si cette borne ne couvre pas le besoin, elle ne prouve pas une incompatibilité : le FAD à la pression utile reste à obtenir ;
- l’écart, en litres par minute et en pourcentage, entre le débit disponible et la consommation nominale publiée ;
- le débit de pointe cumulé pour des outils simultanés, ou le débit maximal pour des outils successifs ;
- le débit moyen à partir des fréquences explicitement choisies par l’utilisateur ;
- le débit moyen d’un outil documenté par action, selon
volume par action × actions par minute × quantité; - le volume d’air libre équivalent d’un gonflage, selon
volume × quantité × (pression cible - pression initiale) / 1,01325, puis le débit moyen correspondant au temps cible saisi ; - un seuil indicatif égal à la consommation de pointe augmentée d’une marge réglable, fixée à 25 % par défaut ;
- la réserve d’air libre d’une cuve au-dessus de la pression utile, selon l’approximation isotherme
volume de cuve × (pression d’arrêt - max(réenclenchement, pression utile)) / 1 bar, avec un volume d’air ramené à 1 bar absolu ; - une première rafale théorique lorsque le débit de pointe, le FAD, la cuve et les deux seuils sont exploitables. Le scénario part de la pression d’arrêt, compresseur arrêté, puis suppose un redémarrage sans délai au seuil bas et un FAD constant. La récupération reste non calculée.
Le calcul de réserve suit le principe du manuel Atlas Copco, cas de débit intermittent, section 5.6 : seule la baisse de pression permise au-dessus du minimum nécessaire est disponible. La simulation reste isotherme et ne constitue pas une autonomie mesurée.
La réserve de 25 % proposée par CompatAir est un choix prudent, pas une exigence du fabricant. Le résultat « compatible en continu » exige que le débit documenté couvre la consommation publiée et qu’un cycle de service documenté couvre le besoin moyen. Un cycle absent reste indéterminé. L’interface indique séparément si la réserve est atteinte.
Cette borne s’appuie sur la relation constructeur selon laquelle une hausse de pression réduit le débit disponible à puissance comparable. CompatAir n’essaie donc pas de chiffrer le gain à pression plus basse : il conserve la valeur effectivement mesurée à la pression supérieure, ce qui évite de surévaluer le compresseur.
Dans ce scénario, la première phase dure cuve × (arrêt − réenclenchement) / débit de pointe. La seconde dure cuve × (réenclenchement − pression utile) / (débit de pointe − FAD). La somme décrit la première arrivée au seuil utile. Le principe de mise en charge au seuil bas est décrit par Atlas Copco ; les hypothèses du scénario ne sont pas des mesures du constructeur. Une fréquence d’usage ou une session ne définit pas une durée de rafale réelle.
Ce que nous ne calculons pas
CompatAir ne prolonge jamais une courbe au-dessus de son dernier point et ne calcule pas une nouvelle valeur sous le premier point. Il conserve alors le débit mesuré à la pression supérieure comme minimum prudent. CompatAir ne déduit pas non plus une fréquence d’usage, un volume de pneumatique, une pression de réenclenchement ou une perte de charge à partir de valeurs génériques. La longueur et le diamètre du flexible sont conservés dans la simulation, mais la pression utile n’est pas diminuée par un coefficient arbitraire. Une courbe fabricant ou une mesure sur installation reste nécessaire pour chiffrer les pertes du flexible, des raccords, filtres et détendeurs.
Limites des calculs par action et de gonflage
Un volume par tir multiplié par une cadence fournit un débit moyen sur une minute. Il ne décrit pas la pointe instantanée au déclenchement. Le calcul de gonflage utilise la loi des gaz parfaits à température et volume constants, avec une atmosphère standard égale à 101 325 Pa, soit 1,01325 bar. Il produit un besoin moyen idéalisé et ne prédit pas exactement un temps réel.
Ces deux modes ne modélisent pas l’échauffement, les fuites, la restriction de valve, la perte du flexible, le détendeur ou le volume réellement disponible dans la cuve. L’interface les signale comme « débit moyen couvert » lorsque le débit réellement restitué couvre la base calculée, et non comme une validation de la pointe instantanée.
Les quatre résultats possibles
- C
- Compatible en continu : le compresseur couvre le besoin pendant toute l’utilisation.
- I
- Compatible par intermittence : la cuve peut compenser temporairement, mais l’outil ne peut pas fonctionner sans pause.
- X
- Incompatible : le débit ou la pression disponible ne suffit pas.
- ?
- Données insuffisantes : une information indispensable manque.
Niveaux de confiance
A correspond à une documentation constructeur exploitable. B indique une documentation officielle incomplète ou des points de mesure qui nécessitent une interpolation. Les niveaux C et D ne produisent pas seuls un résultat positif.
Limites
Les résultats aident à choisir un compresseur, mais ne remplacent pas une mesure sur l’installation. Une donnée indispensable absente conduit à « données insuffisantes ». La source de chaque fiche est affichée et doit être consultée avant un achat.
Les corrections qui affectent une valeur, un résultat ou une promesse mesurable sont consignées dans le journal public des corrections.
Références physiques
- Atlas Copco, relation entre pression, débit et puissance pour dimensionner un compresseur
- NIST, définition de l’atmosphère standard
- NASA Glenn Research Center, équation d’état du gaz parfait
Évolutions de la méthode
Le moteur 1.4.4 distingue une pression maximale de travail explicitement publiée du plafond d’un point FAD documenté. Dépasser ce seul point produit « données insuffisantes » : ni la pression maximale ni le débit au-delà ne sont établis. Une limite maximale explicite ou une pression réglée, mesurée ou de coupure inférieure au besoin reste bloquante. La nature de la pression et sa source sont conservées dans le catalogue public.
Le moteur 1.4.3 conserve la régulation dans les recommandations et distingue la vidange sans production de la phase en charge. Le temps de la première rafale suppose une cuve pleine, une commande marche/arrêt, un délai nul, un FAD constant et une température constante à 1 bar de référence. Il ne garantit ni l’autonomie réelle ni les rafales suivantes. Les durées des pauses et les limites thermiques restent inconnues.
Le moteur 1.4.2 vérifie les seuils de régulation déclarés : un réenclenchement inférieur au besoin ou une plage incomplète ne permet pas de garantir une alimentation continue. Les seuils inversés ou supérieurs à la pression maximale sont refusés.
Le moteur 1.4.1 distingue explicitement une consommation moyenne déclarée d’un débit en charge. Une moyenne seule ne permet plus de valider un usage continu pour les références ainsi qualifiées.
1.4.0 : un cycle de service non documenté ne vaut plus 100 %. Le débit peut être établi, mais la tenue sur la durée reste indéterminée. Site, API et MCP partagent le même calcul.1.3.0 : ajout de la borne conservatrice issue d’un FAD mesuré à une pression supérieure au besoin, avec méthode et pression de référence publiées dans les données.2026.07 dans les réponses MCP et UCP, les schémas publics et le changefeed.