Un atelier qui demande plus de 3 160 L/min en continu à 7,5 bar dépasse le point de débit publié de l’ASD 35. L’ASD 40 porte ce point à 3 920 L/min. Le choix dépend donc de la demande simultanée au collecteur et de la pression nécessaire aux postes, avant de considérer le nombre de chevaux ou une future cuve.
Deux machines comparées dans la même configuration
La brochure KAESER ASD, page PDF 10, donne pour les versions standard à pression maximale de 8,5 bar :
| Caractéristique déclarée | ASD 35 | ASD 40 |
|---|---|---|
| Débit du système complet à 7,5 bar | 3,16 m³/min | 3,92 m³/min |
| Pression maximale de la configuration | 8,5 bar | 8,5 bar |
| Puissance nominale du moteur | 18,5 kW | 22 kW |
| Masse | 610 kg | 655 kg |
| Largeur × profondeur × hauteur | 1 460 × 900 × 1 530 mm | 1 460 × 900 × 1 530 mm |
Ces lignes concernent les ASD 35 à 8,5 bar et ASD 40 à 8,5 bar. Le même nom de série existe avec d’autres pressions, un sécheur ou une variation de vitesse. Leurs caractéristiques doivent être lues sur leurs propres lignes. Le tableau précise une mesure du débit selon ISO 1217 ; les valeurs sont déclarées par KAESER et ne proviennent pas d’un essai réalisé par CompatAir.
Un besoin de 3 200 L/min change déjà la décision
Prenons un scénario de dimensionnement : une demande retenue de 3 200 L/min au collecteur, à la pression de référence de 7,5 bar. Ce nombre est une hypothèse de travail, à remplacer par le relevé de l’atelier. Il ne décrit pas la consommation d’une entreprise observée.
L’ASD 35 présente alors un déficit arithmétique de 40 L/min. L’ASD 40 conserve 720 L/min au point déclaré. Si le cahier des charges exige une réserve de production de 20 %, le besoin de calcul devient 3 840 L/min. L’ASD 40 laisse seulement 80 L/min au-delà de cette cible. Le choix de 20 % appartient ici au scénario ; la brochure n’en fait pas une recommandation universelle.
Cette faible différence restante invite à revoir le relevé des usages : un consommateur oublié, un fonctionnement simultané sous-estimé ou un autre point de pression peut modifier le résultat. La capacité de cuve ne compense pas un déficit qui se prolonge. Une réserve d’air se vide lorsque la demande dépasse la production ; elle ne relève pas le FAD de la pompe.
Construire le relevé avant de demander le devis
Pour chaque poste, notez la référence de l’outil, sa consommation en charge ou maximale documentée, sa pression et les phases réellement simultanées. Gardez séparés un débit moyen sur un cycle et le débit pendant le travail. Le guide sur la consommation moyenne et en charge détaille cette distinction avec une clé à chocs.
Une campagne de mesure doit également préciser le point de mesure, la période de production couverte et les arrêts. Le résultat recherché est une demande dans des conditions identifiées. Compter les prises murales donne une capacité de raccordement, sans établir combien de postes travaillent ensemble. Le relevé des outils simultanés aide à organiser ce scénario.
La page KAESER consacrée aux ASD, BSD et CSD décrit ces séries pour un service industriel continu et distingue les versions standard, T, SFC et T SFC. Cette déclaration de service ne garantit pas que toute installation possède une alimentation électrique, une ventilation ou un traitement d’air adaptés.
La pièce à joindre au devis
Demandez une offre reprenant le modèle complet, la configuration de pression, le débit garanti dans ses conditions de référence, les équipements livrés et les contraintes du local. Ajoutez votre demande simultanée documentée. L’écart de 760 L/min constitue une comparaison technique exploitable ; il ne suffit pas à établir le coût annuel d’exploitation, la capacité future de l’usine ou la qualité d’air aux outils.
L’ASD 35 reste un candidat lorsque le besoin retenu et sa réserve tiennent dans son débit publié. Au-delà, l’ASD 40 mérite l’étude, avec la même rigueur sur la pression et l’installation. Une activité très variable justifie aussi l’examen du profil de charge d’un compresseur à vis, plutôt qu’un choix fondé sur le seul maximum de production.