La référence AT-5348 ne suffit pas à rendre deux chiffres de consommation interchangeables. Le catalogue PUMA PNC-1902 distingue une consommation moyenne et une consommation en charge. Le tableau actuellement publié sur le site PUMA emploie l’intitulé « Continuous Air Consumption » et affiche une autre valeur. Une autre caractéristique change également : la vitesse à vide. L’alimentation doit être validée pour l’exemplaire concerné.
Cette différence compte lorsque vous cherchez un compresseur pour une PUMA AT-5348. Retenir le plus petit chiffre peut fermer artificiellement le calcul. Retenir le plus grand ne démontre pas davantage que les deux documents décrivent exactement la même version.
Deux tableaux fabricant, deux présentations
La page PDF 19 du catalogue PNC-1902 donne, pour l’AT-5348, les indications suivantes : 7 000 tr/min à vide, 90 psi de pression de fonctionnement, 5 CFM de consommation moyenne et 20 CFM en charge. Le débit moyen et le débit en charge appartiennent donc à deux colonnes distinctes.
Le tableau PUMA de la famille 1/2 pouce affiche 7 500 tr/min et une consommation continue de 13 SCFM, également présentée comme 368 L/min. Le tableau donne un couple maximal de 600 ft·lb et 814 N·m. Ces valeurs sont déclarées par le fabricant ; CompatAir n’a pas mesuré la clé sur banc.
| Document | Intitulé de consommation | Valeur publiée | Vitesse à vide |
|---|---|---|---|
| PNC-1902 | Moyenne | 5 CFM | 7 000 tr/min |
| PNC-1902 | En charge | 20 CFM | 7 000 tr/min |
| Tableau PUMA actuel | Continue | 13 SCFM / 368 L/min | 7 500 tr/min |
La colonne continue n’explique pas, à elle seule, le protocole de charge. Le changement de vitesse invite aussi à vérifier la notice et la version. Aucun des deux documents consultés ne fournit une table de correspondance permettant d’attribuer automatiquement chaque présentation à un numéro de série.
D’où viennent les 566 L/min ?
La conversion volumique des 20 CFM donne 20 × 28,316846592 = 566,337 L/min, soit environ 566 L/min. C’est le résultat de conversion de la valeur en charge du catalogue, et non une nouvelle mesure de l’AT-5348.
Les conditions de référence des volumes CFM et SCFM doivent également rester identifiées. Une conversion d’unité n’efface ni le régime, ni la pression, ni les conditions de normalisation. Le guide du débit restitué explique pourquoi le chiffre d’un compresseur doit être associé à sa propre condition de pression.
Un achat d’occasion demande une identification plus précise
Relevez le modèle complet, les marquages disponibles, le numéro de série et la notice fournie avec la machine. Photographier seulement la mention AT-5348 sur une annonce ne résout pas la différence documentaire. Transmettez ces éléments au fournisseur ou au fabricant et demandez quel tableau s’applique.
La question utile est précise : quelle consommation en charge, à quelle pression à l’entrée de l’outil, pour cette version ? Demandez aussi si « continue » correspond à un essai à puissance maximale, à un autre régime ou à une convention de catalogue. Une réponse portant uniquement sur le couple maximal ne documente pas l’air consommé.
Si le vendeur reprend une fiche ancienne, conservez-la comme document de l’offre. Elle ne doit pas remplacer silencieusement la documentation correspondant à la machine livrée. Cette traçabilité devient utile lors d’un échange, d’une réparation ou d’un changement d’alimentation.
Le compresseur doit rester un choix conditionnel
Supposons, pour illustrer la décision, qu’un compresseur fournisse 400 L/min restitués à la pression nécessaire. Il dépasse arithmétiquement les 368 L/min du tableau actuel, mais reste sous les quelque 566 L/min issus de la ligne en charge du catalogue. Cette hypothèse montre pourquoi la conclusion dépend du document applicable ; elle ne valide aucun compresseur réel.
CompatAir conserve l’intitulé continu dans la fiche actuelle et ne le transforme pas en maximum en charge. Le verdict reste données insuffisantes tant que le point requis n’est pas établi. Après cette clarification, comparez le débit restitué du compresseur, son facteur de marche documenté et l’alimentation du poste. Le FRL et les raccordements font partie de ce contrôle, sans pouvoir résoudre une consommation fabricant encore ambiguë.