Une centrale peut alimenter plusieurs branches, mais les exigences ne se fusionnent pas dans le collecteur. Le pistolet de finition demande un débit soutenu et une qualité d’air définie par le procédé ; la cloueuse consomme par action à une pression propre. L’architecture doit rendre ces différences visibles jusqu’au point d’utilisation.
Deux outils, deux formes de demande
La page technique du SATAjet 1000 B Lignum 3 publie pour la version HVLP 350 Nl/min à 2 bar de pression d’entrée recommandée. Pour la version RP, elle indique 275 Nl/min, également à 2 bar. SATA précise que les données se rapportent à la gamme et distingue les technologies de buse.
La notice de l’Einhell TC-PN 50 donne environ 0,66 L par tir, une pression recommandée de 6,3 bar et un flexible de 9 mm. Elle précise en outre que ce modèle n’est pas conçu pour un usage commercial, artisanal ou industriel : il sert ici à illustrer une demande par action, pas à recommander cet outil à un atelier professionnel.
Le pistolet produit un débit pendant la pulvérisation ; la cloueuse produit une suite d’impulsions. Les additionner exige une cadence et un chevauchement, pas une simple liste.
Dessiner deux branches fonctionnelles
Qualité d’air : partir du procédé
La page de l’ISO 8573-1:2010 classe les particules, l’eau et l’huile. Elle ne fixe pas une classe universelle pour le vernissage du bois ou le clouage.
Le guide des classes ISO 8573-1 explique comment lire cette notation sans attribuer au procédé une classe que sa documentation ne demande pas.
Pour la finition, l’exigence doit provenir du produit appliqué, du pistolet, du cahier des charges et du contrôle de surface. Pour la cloueuse, suivez la notice de la référence, notamment sa lubrification éventuelle. Une branche lubrifiée ne doit pas contaminer silencieusement une branche de finition.
La séparation peut être physique, fonctionnelle et documentaire : traitement terminal propre au pistolet, régulateur identifié, raccords différenciés si nécessaire, et procédures de maintenance distinctes.
Pression : régler au point d’utilisation
Les 2 bar du Lignum 3 sont une pression recommandée à l’entrée du pistolet. Les 6,3 bar de la TC-PN 50 décrivent l’outil de l’exemple. Un régulateur général réglé sur l’une de ces valeurs ne garantit pas l’autre.
Mesurez sous débit sur chaque branche, puis pendant un chevauchement réel. Si la finition perd sa pression seulement quand le clouage accélère, la restriction se situe dans la partie commune ou la production ; relever la pression du pistolet seul ne la montrera pas.
Débit : calculer une fenêtre de simultanéité
Pour le Lignum 3 HVLP, la demande documentée est 350 Nl/min pendant la pulvérisation. Pour une cloueuse exprimée par tir, la demande moyenne sur une minute est consommation par tir × nombre de tirs. Sans cadence relevée, l’addition reste incomplète.
Le stockage peut amortir une courte série de tirs. Il ne doit pas servir à masquer l’absence de FAD pendant une pulvérisation soutenue. Le scénario du calculateur doit conserver les deux temporalités.
Recette d’atelier
La réception se fait en trois passes : finition seule, clouage seul, puis chevauchement. À chaque passe, notez pression dynamique, durée, résultat du procédé et état de la centrale. Pour la finition, ajoutez le contrôle de contamination prévu par l’atelier.
La méthode d’addition d’usages simultanés est détaillée dans le dossier utiliser plusieurs outils pneumatiques.
Cette séparation rend le réseau évolutif : un changement de cloueuse ne réécrit pas l’exigence peinture, et un nouveau vernis ne modifie pas silencieusement la pression de clouage.