Une cuve purgée peut contenir de l’air encore chargé en vapeur d’eau. À l’inverse, un sécheur ne remplace pas les dispositifs destinés à évacuer l’eau déjà condensée. Pour choisir un traitement cohérent, il faut suivre l’eau depuis l’air ambiant jusqu’au point d’utilisation.

Le CAGI définit le point de rosée sous pression comme la température à laquelle l’eau commence à condenser dans l’air pour une pression donnée. La pression fait partie de la définition : un point de rosée atmosphérique et un point de rosée sous pression ne sont pas directement interchangeables.

Parcours de l’eau dans un système d’air compriméL’humidité entre sous forme de vapeur, peut condenser au refroidissement, être séparée puis réduite par un sécheur. Vapeur, liquide et séchage Air aspiréVapeur d’eauambiante RefroidirUne partiecondense SéparerÉvacuer l’eauliquide SécherRéduire lavapeur restante La qualité requise se vérifie au point défini, dans les conditions de pression annoncées.

Pourquoi l’eau apparaît

L’air ambiant contient de la vapeur d’eau. Le compresseur aspire cet air avec son humidité. Lorsque l’air comprimé refroidit dans l’aftercooler, la cuve ou le réseau, une partie de la vapeur peut atteindre sa condition de saturation et devenir liquide.

Le manuel Atlas Copco explique que le réservoir contribue au refroidissement et collecte des condensats. Il doit donc être équipé d’une purge adaptée. La fréquence et la méthode de purge restent celles de la notice du modèle.

Le dossier entretien et condensats reprend les consignes exactes d’un modèle documenté sans les généraliser à toutes les cuves.

Eau liquide et vapeur ne sont pas le même problème

Un séparateur d’eau ou une purge traite du liquide déjà formé. Un filtre coalescent peut agir sur certaines gouttelettes ou certains aérosols selon sa conception. Mais la vapeur d’eau traverse ces dispositifs tant qu’elle ne condense pas.

Le CAGI précise qu’un filtre d’air comprimé ne réduit pas le point de rosée sous pression. Cette distinction évite de vendre une chaîne de filtration comme un sécheur.

Pour réduire la vapeur et atteindre un objectif de point de rosée, il faut un procédé de séchage conçu pour ce niveau et ces conditions.

Définir le point de rosée requis

Le point de rosée nécessaire dépend de l’usage, de la température minimale du réseau et du risque acceptable. Une conduite exposée au froid peut faire condenser de l’eau même si aucun liquide n’était visible en sortie du compresseur.

Atlas Copco présente le point de rosée sous pression comme le critère central du choix d’un sécheur. Son article de sélection rappelle que la valeur doit être exprimée à la pression du système.

CompatAir ne fixe pas un objectif universel. Une valeur trop élevée peut laisser condenser de l’eau. Une valeur beaucoup plus basse que le besoin peut imposer un traitement plus complexe sans bénéfice démontré pour l’usage.

Comprendre les familles de sécheurs

Un sécheur frigorifique refroidit l’air pour faire condenser une partie de l’eau, puis la sépare. Sa performance dépend des conditions d’entrée et de refroidissement annoncées par le fabricant.

Un sécheur par adsorption utilise un dessiccant pour retenir la vapeur d’eau. Le dessiccant doit être régénéré. Selon la technologie, cette régénération peut utiliser de l’air de purge, de la chaleur ou une combinaison de procédés.

Ces descriptions ne suffisent pas à choisir un modèle. Il faut vérifier :

  • le débit réel à traiter ;
  • la pression et la température d’entrée ;
  • le point de rosée requis ;
  • les pertes de charge ;
  • la consommation électrique ou l’air de purge ;
  • les conditions ambiantes ;
  • les opérations de maintenance.

Placer et drainer correctement

Un dispositif qui sépare de l’eau doit pouvoir l’évacuer sans laisser sa purge ouverte en permanence. Une purge défectueuse peut soit retenir le condensat, soit devenir une fuite d’air comprimé.

Le traitement ajoute aussi une chute de pression. Le profil de pression doit donc inclure l’amont et l’aval du sécheur et des filtres.

La position exacte dépend de l’architecture recommandée par les fabricants des équipements. CompatAir ne publie pas un ordre universel qui ignorerait l’aftercooler, la cuve, le séparateur, les filtres et les exigences du procédé.

Relier traitement et ISO 8573-1

L’ISO 8573-1 classe séparément l’eau, les particules et l’huile. Atteindre un point de rosée ne prouve donc pas une classe particulière pour les particules ou l’huile.

Le dossier qualité de l’air comprimé explique comment définir le contaminant, la classe, le point de mesure et la méthode de contrôle.

Vérifier plutôt que supposer

Après installation, les paramètres à documenter peuvent inclure le point de rosée, les pressions amont et aval, la température d’entrée, le fonctionnement des purges et l’état des filtres.

Une dérive peut provenir d’un débit supérieur à la capacité du sécheur, d’une température différente des conditions nominales, d’un filtre chargé, d’une purge défaillante ou d’un dessiccant à entretenir. Le diagnostic doit suivre la notice du modèle et les mesures du réseau.

Sources