Le maximum de débit répond à la question de capacité pendant le travail. Il ne décrit pas le fonctionnement d’une station lorsque l’atelier consomme peu. Pour le COMBI XP 11, la borne minimale mérite donc autant d’attention que le chiffre de 1 670 L/min.
Trois plages documentées
Le tableau ALMiG COMBI XP, page PDF 8 donne les plages suivantes pour la station 270D de 50 Hz :
| Pression | Minimum publié | Maximum publié |
|---|---|---|
| 8 bar | 290 L/min | 1 670 L/min |
| 10 bar | 290 L/min | 1 460 L/min |
| 13 bar | 270 L/min | 1 170 L/min |
La présentation originale est en m³/min. Chaque conversion multiplie par 1 000. Le tableau ne permet pas de remplacer ces plages par leur milieu arithmétique pour représenter la production moyenne d’un atelier.
Décrire les phases, sans fabriquer une moyenne
Pour préparer l’étude, relevez les séquences où un outil fonctionne, les pauses et les éventuels chevauchements. Identifiez également les consommations qui persistent lorsque les opérateurs s’arrêtent. Ces relevés doivent porter sur votre installation ; aucune valeur forfaitaire de fuite n’est ajoutée ici.
Une demande inférieure au minimum publié ne décrit pas, à elle seule, le nombre d’arrêts, la durée d’attente ou les paramètres de reprise. La réserve de 270 L n’apporte pas cette information non plus. La commande, les seuils et les conditions d’exploitation doivent être précisés par l’intégrateur.
Un dossier de sélection exploitable
Présentez le besoin maximal, les niveaux de demande observés et la durée des différentes phases. Faites confirmer le comportement de la station sous le minimum de modulation, le traitement d’air inclus et le point où la capacité annoncée est livrée. Les pertes jusqu’aux postes restent une question séparée.
Le guide consacré aux compresseurs à vitesse variable détaille les éléments nécessaires à une comparaison d’installation. Le catalogue COMBI XP consulté ne fournit pas une courbe de puissance absorbée permettant de chiffrer une économie pour votre activité.
La fiche ALMiG COMBI XP 11 270D conserve les maxima dans la courbe de capacité et les minima dans les spécifications. Cette séparation rend le besoin de vérification visible. Un choix défendable relie la machine à un profil de demande, plutôt qu’à une moyenne calculée à partir de ses deux bornes.
La lecture de puissance devient particulière pour les machines à deux moteurs : le V-DRIVE T 20 cumule deux fois 45 kW, tandis que le T 30 associe 55 et 75 kW. Ces sommes nominales ne décrivent pas une consommation mesurée.